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Dernière mise à jour : 21/06/2017

La fin de la vie (Mise à jour : 29/01/09)

La vie des lapins de compagnie est de plus en plus longue grâce aux soins de leurs propriétaires et aux progrès de la médecine vétérinaire.
Malheureusement nous sommes parfois placés en situation d'échec et devons affronter la mort de nos compagnons. Lorsque nous devons prendre la décision de mettre fin à la vie de notre lapin en raison de son état de santé, sa disparition est d'autant plus douloureuse.
Cette rubrique est présentée sous forme de témoignages car chaque cas est différent et il est impossible de faire des généralités.

L'euthanasie :

L'euthanasie consiste à provoquer une overdose entrainant la mort du lapin. Elle est en général précédée d'une sédation rendant plus facile l'injection mortelle. Vous pouvez y assister mais ce n'est pas une obligation, discutez-en avec votre vétérinaire.
Votre vétérinaire peut vous conseiller mais la décision d'euthanasier votre lapin vous appartient entièrement, vous seul le connaissez et saurez quand il aura décidé de baisser les bras. Vous seul pouvez vous rendre compte de sa souffrance, de la diminution de sa qualité de vie et de son désir de vivre mais même si vous savez que vous prennez la bonne décision ce n'est jamais facile et le sentiment de culpabilité reste fort.

Le cas de Pétunia :

"Pétunia était ma première lapine, un bout de chou absolument adorable, qui faisait tout le temps des bisous. Un jour je suis partie en week-end, et en revenant je lui ai trouvé une démarche bizarre, « trainante » de l’arrière. Puis ça a empiré, et ses pattes arrières étaient comme mortes ; mais elle ne perdait rien de sa joie de vivre et cavalait comme ça dans toute la maison. Evidemment elle se faisait sur elle, mais ne disait rien quand je la nettoyais dans le lavabo. Un jour je suis allée revoir le véto, en qui j’avais absolument et bêtement confiance, et il m’a annoncé qu’il fallait l’euthanasier car elle allait avoir des escarres. Comme, n’ayant jamais eu de mauvaise expérience en ce domaine, j’avais une foi absolue en la science, et j’ai donc laissé faire. Je m’en voudrai toute ma vie. Aucun examen ni radio n’a été faite, j’aurais pu aller voir un osthéopathe, mais non, j’avais confiance en la toute puissance du véto. Et ma Pétunia est partie en me léchant, à même pas trois mois…. J’en souffre encore. Quand on vous propose l’euthanasie, allez voir d’autres vétérinaires, faites faire un maximum d’examens. Car un vétérinaire peut se tromper, peut être ignorant, ou tout simplement avoir passé une mauvaise journée….et c’est un acte trop grave pour le faire rapidement…"
Béatrice

Le cas de Woody :

"Woody n'a pas été euthanasié car il est mort la veille du rendez vous chez le vétérinaire, mais l'euthanasie a occupé nos esprits de longues semaines.
A l'âge de 2 ans Woody a été contaminé par la pasteurellose au contact d'un autre lapin. Pendant 2 ans il a été soigné et les rechutes étaient très espacées mais après son 4 ème anniversaire les rechutes se sont faites plus nombreuses et plus violentes. Malgré tout, nous avons continué à y croire et nous l'avons soigné, semaine après semaine. Après plusieurs mois de traitement, plus aucun médicament n'agissait et Woody ne pouvait respirer qu'en gardant la bouche ouverte. Il faut savoir que chez un lapin en bonne santé 90% de la respiration se fait par le nez et que c'était pratiquement devenu impossible pour Woody. Ces grosses difficultés respiratoires l'épuisaient car il ne pouvait plus dormir correctement. Lors d'une visite chez le vétérinaire alors que Woody était au plus mal, il a été décidé de tenter le tout pout le tout : une injection toxique dans 25% des cas à renouveller 3 fois de suite. C'était le seul médicament qu'il nous restait à essayer une alternative à l'euthanasie qui était encore unedécision trop douloureuse à prendre.
Nous avons attendu 4 jours avant de faire la première injection de la "dernière chance", le temps de profiter de Woody. Le jour de la première injection je m'étais préparée au pire, Woody était anémié, respirait très difficilement la bouche ouverte, ses poumons faisaient du bruit et son système digestif commençait à se détraquer...la pasteurellose gagnait du terrain... et nous étions impuissants...
Woody est revenu victorieux de la première , puis de la seconde, puis de la troisième injection, son état s'est bien amélioré. Sa respiration était plus facile, l'appétit est revenu et petit à petit le spectre de l'euthanasie a disparu...
Plusieurs semaines plus tard, je l'ai trouvé extrèmement faible en rentrant chez moi un soir, il était caché dans un coin où il n'allait jamais, il n'est pas venu me saluer...aucun doute la pasteurellose était revenue encore une fois... plus violente que jamais. Il était tard, impossible de voir le vétérinaire avant le lendemain matin, nous avons pris rendez vous en sachant que ce serait probablement le dernier. Le comportement de Woody était clair, il avait baissé les bras.
En 4h l'infection a emporté Woody. A ma peine de le voir partir s'est aussitôt ajouté le soulagement de ne pas avoir eu à décider pour lui du moment du départ. La maladie a gagné son combat et Woody qui avait lutté jour après jour pendant des mois nous a quitté brutalement..."
Gwen

L'autopsie :

Plusieurs facteurs peuvent motiver une autopsie : mort suspecte et soudaine, désir de protéger vos autres lapins d'une éventuelle épidémie, désir de connaître la cause du décès pour déculpabiliser ou ne pas reproduire les mêmes erreurs. Dans tous les cas ce n'est pas une décision facile à prendre et bien souvent on préfère l'éviter quite à ne pas savoir ce qui s'est réellement passé.

Le cas de Peluche :

"Ma lapine Peluche, une splendide angora de 6 ans, est décédée un lundi de novembre, brutalement et sans aucun signe annonciateur. Comme elle était angora je me suis posé plein de question : l’avais-je assez brossée ? Avait-elle fait une occlusion intestinale avec ses poils? Pourtant, je lui donnais le meilleur foin, les meilleures croquettes, et de l’eau de source. Alors j’ai décidé de la faire autopsier, pour ne pas vivre avec le doute. L’autopsie a révélé une très importante malformation du cœur, je n’y étais donc pour rien…..ça m’a soulagée un petit peu. Et comme mon vétérinaire est consciencieux, il a autopsié tout son corps, et a trouvé des kystes dus au taenia dans son estomac, ce qui m’a permis de faire analyser les crottes de mes autres lapins, en prévention. L’autopsie est peu coûteuse et peut vraiment servir aux autres lapins, lorsqu’on en a plusieurs, ou si l’on connaît la famille de son lapin…"
Béatrice

Incinération ou enterrement :

Le vétérinaire peut s'occuper de l'incinération de votre lapin. Pour cela il vous faudra remplir un formulaire et choisir une mode d'incinération.
Vous aurez le choix entre une incinération collective( une dizaine d'euros) et une incinération individuelle avec possibilité de récupérer les cendres( prix très variable)
Vous pouvez aussi choisir d'enterrer votre lapin si vous avez un jardin, c'est parfaitement légal.
Voici une liste de cimetières et centre d'incinération:
http://www.veterinaire.fr/monde-v2/onv_m_as_cim.htm

Et ensuite? Faut-il reprendre un autre lapin? :

C'est une question très personnelle. Certaines personnes ne supportent pas le vide laissé par cette disparition et veulent "combler" le vide au plus vite. D'autres au contraire ne peuvent absolument pas envisager de reprendre un autre lapin.
Après la mort de Woody je n'envisageais pas de reprendre rapidement un lapin et puis Talisman est arrivé 15 jours plus tard alors que je n'y étais pas prête. Il est arrivé trop tôt mais son charme a rapidement agi et il a vite trouvé sa place. Il n'a pas remplacé Woody, il est unique et ne lui ressemble pas du tout c'est ce qui a rendu son adoption possible, je n'aurai pas voulu d'un lapin qui ressemble à Woody. Quand Woody était là je voulais une petite lapine garenne pour lui tenir compagnie, je n'ai pas pu le faire à cause de sa pasteurellose et du risque énorme de contagion. En lui choisissant un successeur garenne c'est comme s'il y avait un lien entre les deux.
Après la mort d'Emmi je ne voulais pas non plus reprendre une lapine, je ne l'ai fait que pour Talisman qui déprimait tout seul. Ca n'a pas été évident non plus au départ, car la disparition d'Emmi avait été brutale.
Mais Malou a trouvé sa place parmi nous grâce à son charme et à son petit caractère de cochon !
Le seul conseil que je donnerai c'est d'être bien certain d'avoir fait le deuil de votre animal et de ne pas inconsciemment chercher à le remplacer. Il faut être certain de ne pas être tenté de les comparer et d'accepter le nouvel arrivant tel qu'il est !

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