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Dernière mise à jour : 23/05/2017

Malformation du pénis (hypospadias) (Mise à jour : 20/05/2010)

Introduction

Les malformations du pénis sont très rares chez les lapins français mais en Allemagne cette malformation est fréquente. Comme vous allez pouvoir le lire ci-dessous, la découverte de cette malformation chez notre lapin Malou a marqué le début d'un parcours du combattant. Une dizaine de vétérinaires différents se sont occupés de lui depuis son adoption, des traitements ont été tentés ainsi que deux interventions chirurgicales avec des résultats parfois catastrophiques. La première partie de cette rubrique est un rappel des principales étapes de la découverte de sa malformation et la seconde, une mise à jour des traitements et recherches effectuées.

Le cas de Malou

Lors de son adoption à l'âge de 2 mois, Malou souffrait déjà de sa malformation mais elle n'avait pas été diagnostiquée. La première hypothèse avancée a été un problème hormonal. Dès son arrivée, nous avons pris rendez-vous pour le faire soigner et tenter d'obtenir un diagnostic définitif. Les premiers diagnostics ont tous été différents : champignons, infection urinaire, calculs urinaires, syphilis, morsure etc... Aucun traitement n'a fonctionné.
Au départ la malformation était très peu visible et tout le monde pensait qu'il s'agissait d'une femelle mais au bout de 15 jours il a fallu se rendre à l'évidence : ce sexe en plus d'être infecté n'était vraiment pas normal.

Après plusieurs traitements plus inefficaces les uns que les autres, nous nous sommes dirigés vers le CHUV de Nantes où Malou a enfin été correctement pris en charge. L'infection pouvant être une syphilis, Malou a été traité par injection de pénicilline G. En parallèle, il a été mis au régime sans luzerne pour limiter l'apport de calcium car la radiographie a révélé la présence de sable dans sa vessie. Les granulés ont donc été supprimés 15 jours puis remplacés par des granulés sans luzerne (Oxbow Hay). Après 3 semaines de traitement et de soins locaux, l'infection était stoppée. Mais le sexe était toujours malpositionné :

Nous avons décidé de continuer les soins locaux et d'attendre la castration pour voir si les hormones pouvaient jouer un rôle dans ce problème. Deux mois plus tard, Malou a été castré mais cela n'a rien changé. Son sexe était toujours extériorisé :

Pendant 2 mois Malou a alterné épisodes de sable et d'infections :

Le bac à litière a été aménagé pour que le sexe ne soit plus en contact avec la litière, afin d'éviter les infections

Malgré les antibiotiques, les infections ont repris de plus belle jusqu'à infecter les pattes et les fesses :

Nous avons consulté un vétérinaire spécialisé en dermatologie pour avoir un autre point de vue et il nous a conseillé une chirurgie réparatrice. Nous avons longuement réfléchi avant de prendre rendez vous avec un spécialiste du lapin pour discuter de cette éventualité mais après avoir peser le pour et le contre, nous avons décidé de tenter tout ce qui était possible pour éviter à Malou ces infections à répétition. A l'âge de 10 mois, il avait déjà passé plusieurs mois sous antibiotiques.

Malou a été anesthésié pour être examiné en profondeur. L'hypothèse de la syphilis a été définitivement écartée car le sexe de Malou ne présentait pas de lésions caractéristiques de cette maladie. Il a donc été décidé de corriger chirurgicalement cette malformation.
En fait le sexe de Malou n'est pas un petit tube, il est ouvert sur toute la longueur et l'urine sort par sa base. De plus, il ne peut pas rentré car il est évasé, il est donc toujours extériorisé et tombe sur le côté, juste au dessus d'un sac péri-anal. L'urine tombe dans le sac ce qui provoque des infections. Ce pénis malformé est donc inutile puisque l'urine sort à la base. L'ablation pourrait sembler être la solution la plus simple mais elle a été jugée trop risquée. Le principal risque étant l'incontinence. Nous avons donc opté pour une reconstruction.

Dans un premier temps le sexe de Malou a été maintenu fermé par des agrafes (dans une position de pénis normal ) :

Comme il ne pouvait plus uriner normalement suite à la pose d'agrafes, nous sommes retournés chez le vétérinaire et le sexe a été suturé, toujours dans le but d'effectuer un test. Comme Malou n'avait rien trouvé de mieux à faire pendant le long trajet jusque chez le vétérinaire que d'arracher les agrafes une à une, il a ensuite porté une colerette à chaque intervention.

Le résultat ayant été positif l'opération définitive a été planifiée.

Comme le cas de Malou est rare, les suites opératoires et le résultat étaient inconnus, il a fallu voir au jour le jour comment cela évoluait, en ne perdant pas de vue le risque d'échec. Malou a été hospitalisé 10 jours, pendant lesquels il a subi plusieurs anesthésies. Il a porté une collerette pendant 3 semaines. Deux jours après l'intervention, Malou a dû être anesthésié à nouveau car il n'arrivait plus à uriner, le fourreau adhérait au sexe. L'intervention a consisté à défaire le fourreau pour éviter les adhérences et à poser une sonde urinaire.

Voici un petit schéma de l'opération qui a été réalisée :

A gauche, c'est le sexe de Malou tel qu'il était avant l'intervention, en fait il était ouvert et ne formait pas un tube, du coup il ne rentrait pas dans le fourreau (en bas du schéma). A droite c'est une vue de coupe pour montrer la forme en U du sexe au lieu d'être un tube.
Au milieu c'est le schéma de l'intervention.
Le pénis est refermé sur toute sa longueur et le fourreau est refermé par dessus et suturé sur la longueur et à la base
Le dernier dessin correspond au sexe après la seconde intervention et la pose de la sonde.

Après 10 jours d'hospitalisation, Malou est rentré à la maison, un peu fatigué et amaigri mais globalement en forme :

Les fuites d'urine le long de la sonde urinaire ont fait pourrir les poils des fesses :

Malou est retourné chez le vétérinaire 3 jours plus tard pour un contrôle et il en a profité pour épiler toute la partie souillée par l'urine :

Voici la photo du sexe refermé 1 mois après l'intervention :

2 mois plus tard les écoulements d'urine ont recommencé formant 2 jets car toute la suture n'avait pas tenu. Une seconde intervention a été planifiée pour "boucher les trous". Au bout de 2 jours d'hospitalisation, Malou est rentré. Il ne parvenait pas à uriner et des vidanges manuelles de la vessie ont été programmées chez un vétérinaire local, l'autre étant bien trop loin pour y aller tout les jours. Dès son arrivée à la maison Malou s'est rué hors de sa caisse de transport et a fait 2 énormes pipis. Malheureusement le lendemain il n'y avait toujours ni pipi ni crottes dans sa cage de convalescence et il n'avait ni mangé ni bu. Pendant 2 jours il est resté prostré, couché les fesses en l'air sur le toit de sa cabane. Nous l'avons soigné et gavé plusieurs fois par jour.

Le troisième jour toute la suture a craqué, les fils sont tombés ainsi qu'un amas de résidus urinaires et de pus :

Le pénis s'est totalement ré ouvert. Nous étions revenus à la case départ. Mais le principal c'était que Malou pouvait à nouveau uriner !

L'échec de ces interventions est dû à une mauvaise vascularisation qui empêche une bonne cicatrisation, ainsi qu'à un problème génétique qui pousse les fibres à reprendre systématiquement leur forme initiale même si on les contraint chirurgicalement à adopter une forme normale.

Pendant 3 mois le sexe a été recouvert d'un capuchon de pus et résidus urinaires qu'il fallait quotidiennement retirer pour désinfecter :

La seule solution chirurgicale qu'il nous restait était l'ablation du pénis (qui de toutes façons ne sert à rien sur Malou puisque l'urine coule par la base). Cette solution à tout d'abord été jugée trop risquée. Cette opération est pratiquée sur le chat avec succès mais chez le lapin le risque d'incontinence est très important. Si on ajoute à ça le fait que Malou cicatrise visiblement mal à cet endroit ce n'est guère encourageant. Cette solution ne sera envisagée que si la qualité de vie de Malou s'altère dans les mois ou années à venir et que nous n'avons plus le choix.

Les infections ont recommencé, les antibiothérapies et les traitements locaux* se sont intensifiés . Les problèmes de sables dans les urines sont devenus plus fréquents. En moyenne Malou va chez le vétérinaire toutes les 6 semaines et à chaque fois il repart avec un traitement de 10 jours. Il doit être désinfecté localement tous les jours, en période de crise le rythme passe à 4 désinfections par jour.
Depuis la seconde intervention les poils des fesses n'ont jamais pu repousser normalement, par moment la queue est presque entièrement trempée.

En plus de ces problèmes "routiniers" Malou doit faire face à des "dégâts collatéraux" comme cet abcès sur le pied causé par les infections de la peau à répétition le long de la jambe droite (celle qui est le plus souvent arrosée). Il a lui aussi nécessité une antibiothérapie. Nous avons dû vider l'abcès 4 fois par jour jusqu'à ce qu'il se referme, heureusement nous l'avons découvert en désinfectant Malou et il a été pris à temps.

Pendant les infections, il ne va plus faire ses besoins car uriner lui cause de trop grandes douleurs, cela lui provoque un ralentissement du transit visible sur les radios mais heureusement sans gravité. Le transit redevient normal dès le début du traitement anti-inflammatoire

Malou ne peut vivre qu'avec ses soins et un régime adapté à son problème, il réclame une attention quotidienne et de nombreux soins vétérinaires mais, malgré tout, sa vie n'est pas si pénible qu'elle en a l'air. Il se porte très bien les 3/4 du temps, les soins se passent très bien, Malou y est habitué. Quand il est nerveux nous faisons un minimum de soin et nous profitons des moments où il est bien détendu pour faire les soins les plus longs.

* Traitements locaux : désinfection à la bétadine jaune des fesses, de l'entrejambe, de la cuisse droite.
-Bain de siège avec séchage au sèche cheveux( pour le bain de siège 4 grande tasse d'eau tiède pour 1 cuillère à soupe de bétadine, adapté d'un conseil post castration du Dr Dana Krempels)
-Utilisation du shampooing allercam sur la peau irritée avec temps de pause de 5 minutes puis rinçage minutieux et séchage au sèche cheveux. L'opération prend 3/4 h il faut donc que le lapin soit très calme. Ce traitement doit être fait après la tonte.
-Tonte de l'entrejambe, des fesses et des cuisses pour éviter que les poils se collent au sexe et épilation régulière des poils morts.Soins entre 1 et 4 fois par jour.
-cure de vitamines tonivit et de nervosyl (contre le stress) en période de crise.

** Régime de Malou :
-Salades( romaine et batavia), endive, céleri branche et céleri rave, pissenlit sauvage(riche en calcium mais diurétique), diverses sortes de choux mais en petite quantité et en préférant les feuilles les moins vertes, fenouil, topinambour, rutabagas, feuillages, thym, serpolet, plantain, livèche,mini-concombre, carotte...un maximum de feuillage car Malou ne boit pas, il a donc besoin d'une alimentation très riche en eau. Le verdure est servie mouillée dans le but de procurer une meilleure hydratation. Avec une alimentation riche en eau et modérément riche en calcium on évite les problèmes de sable plus importants.
-foin pauvre en calciul :orhard hay, ou thimothy hay d'oxbow hay.
-pas de granulés sauf lorsqu'il est malade et a besoin de reprendre des forces: Bunny basic T Oxbow Hay.
-eau peu minéralisée : Mont Roucous, Montcalm, Rosée de la reine, eau des montagnes d'auvergne super U, additionnée d'une goutte d'huile essentielle de citron biologique pour acidifier les urines et éviter la formation de sable et cristaux.
-Pour les périodes de gavage : petit pot carotte, potimarron ou panais de babybio.

Malgré tous ses soucis, Malou reste un lapin joueur, très sociable et très docile dans les soins. Heureusement pour nous, car ce n'est pas une partie de plaisir de tondre, désinfecter, doucher, soigner Malou quotidiennement.
Il a sans doute fini par comprendre que nous faisions tout cela pour lui assurer la meilleure qualité de vie possible. De notre côté, nous continuons les recherches pour trouver des solutions adaptées, il faut tester et improviser, le cas de Malou étant unique en son genre.

Mise à jour du 13/09/07

Malou a été infecté une bonne partie de l'été 2007 malgré des séries d'injections de marbocyl et des soins locaux quotidiens. Nous sommes donc retournés voir le spécialiste qui s'était occupé de lui lorsqu'il était petit (nous l'avions vu à l'époque au CHUV). Malou a reçu un nouveau traitement qui est venu à bout de son infection (injections de pénicilline G). Les sacs péri-anaux étant très sales nous devons les vider tous les jours et y déposer un produit habituellement destiné à soigner les oreilles (aurizon). Ce produit contient de la marbofloxacine (comme le marbocyl) il y a donc une action antibiotique locale. Nous devons aussi le laver avec un shampooing à base de chloréxidine.
En une semaine Malou est redevenu propre et sec ce qui est prometteur pour l'avenir.
Un chirurgien spécialiste des problèmes urinaires s'est aussi penché sur son cas. Selon lui, il serait trop risqué d'intervenir sur Malou, ce serait techniquement très difficile du fait de sa malformation très particulière et des boursouflures causées par les premières interventions, il n'y aurait aucune garantie d'amélioration.

Les infections à répétition ayant bien abîmé la fourrure de Malou, il va être tondu sous anesthésie pour faciliter le nettoyage et permettre aux poils de repousser dans les zones très abîmées comme la queue :

Mise à jour du 29/09/07

Après 1 mois de traitement (pénicilline G et soins locaux tous les 2 jours : aurizon et shampooing) Malou est en parfaite santé, il n'a plus aucun signe d'infection, il urine normalement et est parfaitement sec. Il a recommencé à faire sa toilette, chose qu'il ne faisait plus car c'était devenu trop douloureux pour lui. Il a été tondu pour faciliter les shampooings mais le reste de la fourrure repousse enfin.
Les urines sont parfaitement limpides et Malou profite de ce répit pour redécouvrir des légumes riches en calcium qui lui étaient interdits : cardes rouges, chou, épinards...en petite quantité bien entendu ! Grâce à l'addition d'huile essentielle de citron à son eau de boisson nous avons réussi à augmenter sa consommation d'eau. Pour la première fois depuis plus d'un an Malou a la vie d'un petit lapin normal !

Nous avons découvert une nouvelle piste grâce à un membre du forum. Il semblerait que ce type de malformation soit assez fréquent dans les élevages allemands, Malou aurait peut être des origines germaniques ! Voici quelques articles allemands sur le sujet :
Geschlechts­missbildungen
Anatomie
Sur ce dernier lien il y a un schéma qui correspond exactement au problème de Malou (bei an der Vorhaut angewachsener Penisspitze nb abnormales Geschlecht Pos.2)
Cette malformation est citée dans tous les articles et manuels allemands traitant des standards d'exposition, cette malformation étant un motif de disqualification.

A partir de cette piste, nous avons faits d'autres recherches. Cette malformation (hypospadias) a une origine multifactorielle : facteurs génétiques, héréditaires, endocriniens, et environnementaux . Dans le cas de Malou la piste héréditaire/génétique est la plus évidente mais des témoignages d'éleveurs allemands évoquent la pollution de l'eau comme cause de cette malformation. Par ailleurs il a été démontré que la pollution de l'eau par les métaux, pesticides, fongicides, produits pharmaceutiques ou engrais entraînait chez certaines espèces sauvages un hermaphrodisme ou une "démasculinisation". Une étude a montré que l’injection de substances anti-androgéniques (finastéride) provoque l’apparition d’hypospadias chez des lapins (Kurzrock, Jegatheesan, Cunha et al., 2000). Elle peut avoir une gravité très variables( cf dessins du lien anatomie), cela peut aller d'un petit défaut d'abouchement de l'urêtre à un sexe totalement fendu comme c'est le cas pour Malou. Dans certains cas on a aussi observé l'absence d'un testicule.
Dans le cas d'une origine héréditaire/génétique, un défaut sur un gène ne permettrait pas le bon développement du sexe mâle au stade foetal. Les tissus censés se souder pour former un pénis ne se soudent pas complètement ou pas du tout (cas de Malou) c'est pour cela qu'ils peuvent être confondus avec un sexe de femelle. Les organes internes sont bien des organes mâles, ce n'est pas un cas d'hermaphrodisme (bien qu'il existe aussi chez le lapin). Les lapines ne sont pas touchées par ce problème mais peuvent être porteuses du gène et transmettre la malformation à leurs petits.

Mise à jour du 21/12/07

4 mois après la première injection, Malou est toujours en parfaite santé. Les soins locaux se sont espacés, nous sommes passés de 3 shampooings par semaine à 1. Les sacs péri-anaux sont parfaitement propres, nous vérifions tout de même chaque jour et nous continuons à appliquer l'Aurizon tous les 2-3 jours.
La queue a repoussé et reste parfaitement propre. La zone tondue, elle, ne repousse pas, il faudra probablement attendre la prochaine mue pour que la fourrure se renouvelle. Malou est bien plus détendu et ne montre plus aucun signe de souffrance ou gêne.

Mise à jour du 06/02/08

5 mois après son traitement une deuxième tonte ainsi qu'un contrôle sont programmés. Malou est en parfaite santé, il a pris du poids et n'a plus de signe d'inflammation ou d'infection. Il est lavé localement 2 fois par semaine à cause des écoulement d'urine et les applications préventives d'aurizon se font au même rythme. Il est plus détendu, plus joueur et respire la joie de vivre !

Mise à jour du 05/02/09

Au mois de septembre 2008 Malou a fait une rechute qui a été soignée par antibiotiques, malheureusement 1 mois plus tard il s'est retrouvé à nouveau avec de grosses difficultés à uriner. Il a été mis sous antibiotiques mais cette fois-ci il a fait une intolérance qui s'est manifestée par une diarrhée très importante.
Suite à cette diarrhée la condition physique de Malou a complètement changé sans qu'on sache pourquoi ! Il ne se mouille plus les pattes ni les fesses en urinant, les poils de sa patte droite ont complètement repoussé. Il n'a plus besoin de shampooings ni d'antibiotiques. Il n'a plus aucun problème pour uriner ni aucun problème de sable dans les urines. Nous ne le lavons qu'une fois par semaine car il y a tout de même quelques résidus qui se collent à son pseudo-pénis.
Il n'avait jamais été en aussi bonne condition physique depuis ses interventions chirugicales. Il est dans le même état qu'au tout début, lorsqu'il avait 3-4 mois ce qui rétrospectivement nous semble on ne peut mieux !! Il est toujours aussi joyeux et dynamique mais il a aussi gagné en sérénité et profite de grands moments de détente. Nous n'avons aucune idée de ce qui a bien pu se passer, le vétérinaire l'a examiné et n'a rien trouvé ni à l'examen ni en faisant une échographie. Nous profitons donc du "miracle" sans trop nous poser de questions :
Voici Malou tout propre et tout poilu :

Mise à jour du 20/05/2010

Malou désormais une vie presque normale. Il ne voit le vétérinaire que pour ses vaccinations car en dehors des périodes de grand chaleur, il ne fait plus d'infection. La dernière infection date d'août 2009. L'antibiogramme a révélé un germe résistant à tous les antibiotiques utilisables chez le lapin. Heureusement, les soins locaux ont été suffisants et en quelques jours Malou a retrouvé la santé. Depuis septembre 2008, il n'a plus reçu de traitement antibiotiques. Il est surveillé chaque jour, lavé et désinfecté si besoin. Sa fourrure est tondu régulièrement sur toute la zone pour éviter d'être souillée, ce qui provoquerait des inflammation de la peau.

Si vous avez des informations à partager sur cette malformation, n'hésitez pas à vous inscrire sur le forum pour en discuter !

Si votre lapin souffre lui aussi de ce problème, nous vous souhaitons bon courage pour trouver le traitement qui lui conviendra, en espérant qu'il soit aussi docile que Malou !